PRESSE ECRITE MAROCAINE

Les quotidiens

Liberation
Bayane Alyoume
 
   
   

Les hebdomadaires

 

 

 

Réputée surtout pour sa diversité, sa fonction essentiellement éditoriale et militante, la presse marocaine a connu, ces dernières années, une profonde mutation caractérisée par le renouvellement et la modernisation de ses équipements (informatisation, introduction de la couleur, etc...), le rajeunissement et le renforcement de ses effectifs rédactionnels et la révision progressive de son contenu et de sa conception ainsi que l'augmentation de sa pagination.

Ayant atteint un nouveau palier de maturation, la presse marocaine a suscité l'intérêt tant attendu des milieux financiers et du secteur privé, d'ou l'émergence de nouveaux titres quotidiens et périodiques.

Additionnée à l'aide substantielle que procure l'Etat ( 200 millions de dirhams en dix ans); l'injection de nouveaux capitaux dans le secteur de la presse lui a conféré, aux yeux des opérateurs économiques, le statut de membre à part entière du tissu industriel et commercial.

Aussi l'élément marquant et novateur de ces dernières années a-t-il été la création de véritables entreprises, groupes de presse et sociétés d'éditions avec une nouvelle répartition des rôles entre organes généralistes et revues spécialisées de qualité internationale ( économie, femmes, informatique, sport, art, décoration, médecine; jeunes, etc...)
Ces nouveaux titres sont venus enrichir les devantures des kiosques, aux côtés du large éventail de publications traditionnelles appartenant aux partis et mouvements politiques de toutes tendances, qui de leur côté ont entamé, à des degrés divers, des initiatives de remises à niveau et de professionnalisation de leurs journaux.

Presse et intérêt public:

 Nous assistons aujourd'hui, grâce aux grandes mutations que connaît le paysage médiatique  marocain et duquel la presse écrite ne peut rester à l'écart, à la  naissance d' un plan ambitieux qui a pour objectif de transformer les publications nationales en de véritables entreprises de presse. En effet, la Fédération Marocaine des Editeurs des Journaux et l'Etat examinent actuellement un projet de Contrat programme aux termes duquel seront revues les conditions d'obtention de l'aide publique.

 L'enjeu majeur réside en la modernisation et la professionnalisation des entreprises par la formation, la qualification et la valorisation des journalistes et de tout le personnel. De même, ces entreprises doivent s'engager dans une stratégie de bonne gouvernance en se restructurant et en introduisant des modes de gestion rigoureux et transparents.

Ressources humaines

Le projet de contrat programme prévoit plusieurs mesures en faveur des ressources humaines aux termes duquel, les éditeurs s'engagent à adopter des conventions collectives avec leur personnel pour mieux organiser le rapport employeur/employé et pour définir clairement les droits et les obligations de chacune des deux parties. Les clauses du contrat stipulent également l'engagement de l'Etat à appuyer énergiquement la mise à niveau des entreprises de presse qui s'investissent dans ce contrat programme,comme il prévoit également la création d'un Ordre professionnel par les éditeurs en collaboration avec les autorités concernées. En parallèle les éditeurs sont appelés en vertu de ce contrat programme à mettre sur pied un Organe de Justification de la Diffusion (OJD) qui veillera au contrôle et au tirage des journaux.

Essor de la presse électronique

Sur Internet, d’innombrables sites diffusent périodiquement de l’information sous une forme qui s’apparente à la presse écrite ou audiovisuelle. Ainsi, des centaines de journaux à travers le monde sont mis en ligne le jour même de leur parution sur support " papier ", d’autres étant même édités uniquement sur Internet.

Au Maroc,l'édition électronique de la presse écrite prend des formes différentes :l'édition sur le territoire national des titres étrangers, tel Achark Al Awsat, mis par la suite sur le marché sous format papier, le lancement  de la Une par les journaux et magazines nationaux sur leurs sites Internet  pour ne pas concurrencer leur édition imprimée et enfin l'édition de la presse purement électronique.

Malgré son essor,et de l'opportunité qu'elle représente pour sortir la presse écrite des problèmes qu'elle vit, la presse électronique est en butte à un problème majeur, a savoir l'absence d'un cadre juridique ,et d'un code déontologique ,mais encore faut-il l'organiser à l'instar des autres pays.

La presse en chiffres

Journalistes en  exercice:

Cette nouvelle génération de journalistes professionnels, forts d'un nouveau statut ( publié au Bulletin Officiel le 2 Août1995) souhaite assumer, que ce soit au sein de la presse partisane ou des publications commerciales dites "indépendantes", un rôle de témoin affranchi, voire d'acteur de la vie politique, économique, culturelle et sociale.

l'apparition de nouvelles signatures, de rubriques et de chroniques de qualité a contribué à revaloriser le métier de journaliste dont les effectifs ont triplé en dix ans (400 en 1987 et 1200en1997 ).

En 2003, la population des journalistes marocains porteurs de la carte professionnelle  s'est élevée à 1947. Le département de la communication qui en a la charge en a délivré 459 aux femmes journalistes, ce qui représente 23.57%. En 2002, 1850 cartes ont circulé au sein de la profession dont 399 journalistes femmes. Soit 22%.

Les publications

Plusieurs dizaines de titres nouveaux ont été enregistrés entre 1995 et 1997 sur un total de 644 titres disponibles sur le marché, dont 430 en langue arabe, 199 en langue française, 8 en langue tamazight, 6 en anglais et 1 en espagnol. Ce  nombre a connu une augmentation remarquable en 2003.

Le nombre de publications autorisées en 2003:
- Titres autorisés à paraître : 641
- Titres en Arabe : 452
- Titres d'information générale : 181
- les publications régionales sont au nombre de 160
- la presse sportive dispose de 32 titres
- la presse économique de 48 titres
- les mensuels, au nombre de 176, représentent 39% par rapport à l'ensemble des publications marocaines.
- 26 titres appartiennent à des partis politiques.
- es titres édités par les syndicats sont au nombre de 7.

Langues d'expression
- Arabe     :   452 titres, soit 70,52%
- Français  :  183 titres, soit 28,54%
- Dialectes  : 4 titres,soit 0,62
- Anglais     : 1 titre
- Espagnol  : 1 titre

Présence de la femme
Les femmes marocaines journalistes étaient en :
- 2000 : 324 représentants 24,39% de l'ensemble des journalistes marocains.
- 2001: 361 journalistes, soit l'équivalent de 28,40%.
- 2002: 399 journalistes représentants 22%.
- 2003: 459 journalistes, soit 23,57%.

Code de la presse
Extrait du site http://www.mincom.gov.ma/